A Nantes, ça tricote, ça coud et ça patchwork

nanaDes complicités se créent autour des aiguilles à tricoter. Des générations de Nantaises et de Nantais se retrouvent réunies pour l’amour du fil. Le textile, sous toutes ses coutures, est un grand moment d’amitié.

La couture n’est pas un travail en solitaire. Elle se vit en communauté. L’aiguille autorise de jolies rencontres. Autour d’elle, on échange des techniques, une expérience et un savoir-faire. Dans la ville de Nantes, il existe des lieux entièrement dédiés à l’art de la couture. Les Nantaises du fil s’y réunissent. Dans les merceries nantaises, « Au fil de Flo » par exemple, des ateliers pour apprendre la couture sont organisés. Si vous êtes confrontés à une difficulté, les salariés de la « Droguerie« , non loin du passage Pommeraye, s’attarderont sur votre cas pour vous donner des petites astuces.

Un dialogue sur plusieurs générations

Le plus fréquemment, ce sont les jeunes femmes, tout juste devenues mamans, qui se jettent avec plaisir dans le loisir textile. Au salon annuel « Pour l’amour du fil », qui se tient désormais au Parc des Expositions de la Beaujoire, les organisateurs remarquent avec bonheur que la couture se pratique de 7 à 77 ans. « Une petite fille de 8 ans peut déjà confectionner un tricot sympa ou des vêtements pour ses poupées. Les enfants viennent à l’Amour du fil avec leur mère ou leur grand-maman. Pour moi, la couture est un pont intergénérationnel« , reconnaît Elodie, qui travaille pour le salon « L’amour du Fil« . La couture et le textile sont donc de véritables moments de complicité qui se vivent entre plusieurs générations.

« L’amour du fil » , le salon consacré à la couture, sous toutes ses coutures

ours de cyriaqueLes tricots et les aiguilles travaillent dur dans les merceries, à la veille du salon « Pour l’Amour du fil », qui se tient généralement au printemps, sur Nantes. Grâce aux émissions télés ou bien à la mode du « Do it yourself », le textile a le vent en poupe. 

Broderie, patchwork et tricot pour fabriquer des cabas, des kilts ou des habits… Il flotte pour le textile une passion frénétique, voire compulsive. Brodeuse passionnée, Florence, la fameuse « Flo », a ouvert une boutique de mercerie, non loin de Talensac. Elle observe avec enthousiasme, le nouvel engouement du public pour la création textile.

Do it yourself : je veux apprendre à faire tout seul. 

« Les clients ont le désir de réaliser les objets par leurs propres moyens. C’est possible maintenant, car de nouvelles techniques ont vu le jour. Ces techniques sont accessibles : observez donc ces mignonnes boîtes qui sont brodées ou bien ce cabas en patchwork », désigne-t-elle en montrant les jolies productions textiles colorées. Sa mercerie est est pleine. « On est à des années lumière du vieux cliché de la broderie poussiéreuse. Mes clientes sont de plus en plus jeunes », précise-t-elle.

« Je crois qu’avec la morosité économique, les Nantais ont de plus en plus le désir de confectionner par leur propre moyen les objets du textile. Si on remonte le temps, la mode du patchwork a commencé pendant la période de la Grande Dépression aux Etats-Unis, c’est-à-dire dans les années 1930. Les femmes rassemblaient leurs chutes de textile pour fabriquer des objets. Et puis la couture, ça fait oublier tous les soucis. On est concentré sur une tâche précise et on oublie tout le reste ».

Florence oublie de préciser une dernière chose : dans les rayons de mode des grands magasins de prêt-à-porter, le vintage est à la page ! On peut raccommoder les vieux habits pour leur donner un coup de neuf.

La couture, art ou artisanat ?

Certains créateurs textiles sont parfois de grands artistes. Cyriaque L… est un bel exemple. C’est un jeune homme qui se passionne pour l’aiguille, le fil et qui fabrique des ours en laine mohair, à l’ancienne. Les plus beaux des doudous !

Cyriaque confectionne des pièces de collection. « Je me sers d’anciennes techniques ainsi que du matériel ancien. C’est formidable toutes ces choses que l’on crée à partir d’un fil et d’une aiguille ».

Cyriaque n’est pas avare en conseil. Il organise des stages pour enseigner sa pratique et délivrer tous les secrets de son art.

À Nantes, quelques  adresses de l’aiguille et du fil :

Au Fil de Flo. Belle mercerie à l’ancienne. Florence organise des cours de couture. 41, rue Léon-Jamin, tél. 02 51 89 94 47 A retrouver sur Facebook

Les ours de Cyriaque L… Le jeune homme anime des stages pour apprendre à confectionner des ours anciens. Tél. 06 61 28 86 70 loursdecyriaque.canalblog.com A retrouver sur Facebook.

La Droguerie. Magnifique mercerie du centre-ville. On y trouve de tout pour faire ses propres bijoux et accessoires. 24, rue de la Fosse, tél. 02 51 82 45 70

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