Elle court, elle court, la ligne verte

Peinte par le Voyage à Nantes, elle guide promeneurs et touristes. La ligne passe aux pieds des boutiques. Certains commerçants s’en réjouissent, d’autres moins, d’autres font preuve de créativité. Suivez le fil !

vagabondesVagabondage le long du tramway

Le long de la ligne 3 du tramway, en attaquant la montée vers la place de Bretagne, il suffit de longer la ligne verte pour apercevoir la boutique haute en couleurs des Vagabondes. Anne Le Garrec et Marize Boureau, ses tenancières, voyageuses dans l’âme, se rendent fréquemment dans des pays lointains. Elles en ramènent des objets poétiques ou décalés, utiles au quotidien ou simplement pour la déco : parapluies, coussins ou vaisselle.

« Nous sommes partenaires du Voyage à Nantes » explique Anne Le Garrec, qui a affiché le sticker « I love the voyage » sur la porte de sa boutique. Elle propose d’ailleurs des gris-gris censés porter chance aux voyageurs. « Quelques passants franchissent les portes avec un guide du Voyage à Nantes entre les mains, admet la commerçante, mais honnêtement, je ne trouve pas que la ligne nous amène beaucoup de monde. Les rues se vident en été. »

Vagabondes, 15, rue de la Boucherie, tél. 09 52 14 80 01. À retrouver sur Facebook.

MuffinesUne pause pour un muffin de Malika

Malika Boufelah régale ses clients de ses délicieux muffins, sucrés ou salés. « J’ai ouvert mon restaurant cet hiver, explique la commerçante. Je n’ai donc pas vraiment d’éléments de comparaison au sujet de la fréquentation estivale de la ville. » Pourtant, elle sait que la ligne verte lui attire de la clientèle et a été ravie le jour où les équipes du Voyage l’ont tracé sur le sol. « Il y a clairement des promeneurs qui ne sont pas du coin et qui s’arrêtent chez moi pour manger un morceau ou boire une boisson fraîche », constate Malika Boufelah. La ligne entoure en effet sa boutique à l’angle des rues Saint-Léonard et du Cheval-Blanc.

La nuit, quand elle ne rêve pas des nouvelles recettes de cuisine qu’elle va concocter, la pâtissière s’imagine peindre une petite ligne jaune qui partirait de la ligne verte et qui arriverait directement aux pieds de sa porte. « Jaune parce que c’est amusant », rigole Malika Boufelah.

Muffines, 11, rue Saint-Léonard, tél. 02 40 35 21 60. À retrouver sur Facebook.

inspirationsSur la ligne de l’inspiration

Quand elles ne sont pas sur le passage de la fameuse ligne verte, certaines boutiques vont à elle. Dans le quartier Decré, la ligne du Voyage à Nantes suit tranquillement son cours le long de la rue de la Marne. Soudain, elle se dédouble : une ligne secondaire se décroche et incite les passants à la suivre. Elle serpente, trace des rondes folles et se trouve parsemée de petites libellules. Elle s’arrête enfin aux pieds de la boutique Inspirations.

« L’idée est venue à Nathalie Deniau-Millon, gérante, et à ses stagiaires en école de design, explique Isabelle Armanni, qui travaille à la boutique. Elles ont accompli ce geste amusant pour faire venir les curieux jusqu’à nous. » D’ailleurs, les créateurs de bijoux vendus au magasin se sont inspirés du Voyage à Nantes. Ils ont réalisé des boucles d’oreille colorées ou des sautoirs dont le pendentif décalé représente une tête d’Indien.

Inspirations, 16 – 18, rue de la Paix, tél. 02 40 35 37 09, inspirations.fr.

chapeau rougeUne ligne touristique qui se fait désirer

La rue du Chapeau-Rouge, parallèle à la rue du Calvaire, ne profite pas de la ligne verte. Cécile, la pétillante tenancière du restaurant Moul’in box le regrette. « On a des terrasses, on est au calme, mais la rue est un peu déserte en été. » La restauratrice aimerait compenser la baisse d’activité estivale par le tourisme, d’autant plus qu’elle cuisine des moules : « Un vrai produit estival ! »

Ses voisins du restaurant La cuisine sont d’accord : « Autrefois, les touristes se perdaient dans les rues de la ville et ils parvenaient jusqu’à nous. Maintenant, ils suivent la ligne et on ne les voit plus. Les enfants surtout veulent avancer le long de la ligne », constatent M. et M me Lejeune.

Parfois, les commerçants de la rue du Chapeau-Rouge se demandent s’ils ne peindraient pas une ligne sur le sol jusqu’à eux. « La ligne passe place Royale. Ça nous coûterait cher en peinture », plaisante Cécile.

Moul’in box et La cuisine, 4, rue du Chapeau-Rouge.