Dépôt-vente chez une môme vintage et moderne

mome vintageRue des Carmélites, à l’entrée de la cour qui mène au Café-théâtre, se tient la jolie boutique de dépôt-vente de Sophie Picardat. Dans un univers industriel, de pierre et de bois, au-dessus de l’ancien sol du couvent des Carmélites, Sophie étale ses trésors de vêtements, de bijoux et même de vinyles.

« On a tous des vêtements qui dorment dans nos placards. À la Môme vintage, je souhaite leur donner une seconde vie », décrypte Sophie, en se baladant le long de ses portants de robes, de vestes ou de pantalons… Il y en a même pour les messieurs ! À ses pieds, des dizaines de paires de chaussures sont rangées, sagement.

« Je voulais apporter une image dynamique au concept de dépôt-vente. Il y en a pour tous les budgets et de toutes les marques », précise Sophie qui, lorsqu’elle habitait à Paris, ne jurait que par les petites boutiques de fringues de seconde main. « Je suis venue à Nantes, car la ville me plaisait. Je suis chanceuse d’être arrivée dans cette cour patrimoniale. Il y a du passage et les gens sont curieux lorsqu’ils longent le grand canapé qui annonce ma boutique », conclut-elle.

La Môme vintage, 4, rue des Carmélites. Tél. 06 14 55 45 79. A retrouver sur Facebook.

Les Nantais aiment les belles lunettes

Fabriq de lunettesRue Mercoeur, une jolie boutique vient d’ouvrir ses portes. Toute en bois habillé de métal, elle expose des lunettes colorées. Il s’agit de la « Fabriq de Lunettes », de Pierre-Antoine Mahe, un opticien nantais. Pierre-Antoine a longtemps travaillé à Nantes, chez un grand opticien. À 28 ans, il avait l’envie de travailler de façon indépendante et de vendre des perles rares pour habiller les visages des Nantais, atteints de myopie, d’astigmatie ou autre biglerie.

« Je ne travaille qu’avec des lunetiers qui proposent des produits que l’on ne trouve pas ailleurs. Il y a d’ailleurs à Nantes, plus que dans d’autres villes, une culture pour la lunette originale », estime Pierre-Antoine qui s’active à remettre au goût du jour des lunettes vintage.

« Dans les salons, je déniche des créateurs dont le travail est précieux, mais je tiens à proposer des lunettes pour tous les budgets », précise-t-il. Son dernier coup est une paire de lunettes de la marque japonaise Masunaga : elles sont rondes et bleues !

La Fabriq de Lunettes. 14, rue Mercoeur. Tel : 02 40 35 77 85. À retrouver sur Facebook.

Un coeur de bambou pour les enfants chéris

Coeur de BambouFrançois Degrave et Guillaume Joly sont retombés dans l’univers de la petite enfance. Ils ont ouvert leur boutique de prêt-à-porter et de doudous, dans le centre-ville de Nantes. « On voit les clients s’extasier devant des chaussettes pour les nourrissons ou face aux petites marinières. C’est sympa de travailler dans le monde de l’enfance. Nous sommes tous les deux papas, et nos épouses se sont également investies dans la création du magasin », décrypte François.

François et Guillaume se connaissent depuis les bancs du collège. Ils sont heureux d’arriver à Nantes, où ils se sont sentis bien accueillis. « Coeur de Bambou s’adresse aux enfants jusqu’à 6 ans, ainsi qu’aux femmes enceintes. Les cotons organiques des vêtements sont issus d’agriculture biologique. La peau est mieux protégée, c’est sain et sécurisant. »

Coeur de bambou, 5, rue des Trois-Croissants, tél. 02 40 48 11 15. À retrouver sur Facebook.

Le concept des ventes privées fleurit dans le centre-ville

atelier saint loupIl faut avoir été informé pour en être ! Sinon, il faudra attendre les prochaines… Depuis quelques années, les ventes privées se développent à Nantes et remportent un joli succès.

Une rencontre entre un artisan et sa clientèle

Les artisans, qui organisent des ventes privées dans leurs ateliers, ont la chance de pouvoir rencontrer leur clientèle : « On voit tout de suite ce qui plaît et nous sommes les mieux placés pour renseigner sur les produits », explique Isabelle Pierrès de l’atelier Saint-Loup, qui confectionne de la petite maroquinerie. Mais les plus chanceux sont bien sûr les clients car, dans l’atelier, ils vont pouvoir se rendre compte de la conception et de la fabrication des produits qu’ils s’apprêtent à acheter.

Les mises en scène de la vente privée

La société nantaise ID Contraire, rue des Olivettes, conçoit des chaussures originales et subtiles, dans des matières et des textiles exquis. Elle organise des ventes privées depuis quatre ans. « Nous mettons en scène nos ventes privées. Un artiste peut être invité. Les chaussures sont disposées de telle sorte que les clients farfouillent. Farfouiller, c’est le succès d’une vente privée », explique Sandra Quéré, assistante commerciale de la société à Nantes.

Un lieu de partage et de rencontre

Aux ventes privées, les clients viennent immanquablement à plusieurs. Soit avec leurs amis, soit avec leurs familles. « Il faut que la vente soit un moment convivial », ajoute Sandra, de la société ID Contraire. Les ventes privées ont souvent lieu les samedis ou dimanches, mais pas seulement. ID Contraire a récemment organisé une vente un mercredi après-midi, spécialement pour les pieds des enfants. « Les enfants sont venus avec leurs parents, il y avait de la musique et des gâteaux. »

Comment informer d’une vente privée ?

Le plus souvent, les artisans se constituent leur réseau de clients et font connaître leurs ventes privées grâce à Internet. Les réseaux sociaux et les mails sont redoutablement efficaces. Mais le traditionnel « bouche à oreille » n’a pas dit son dernier mot, comme le confirme ID Contraire, qui distribue également des flyers chez les commerçants, pour annoncer une vente. « La clientèle nous fait confiance et elle revient toujours », raconte Isabelle Pierrès de l’atelier Saint-Loup.

La vente privée facilite la vie de l’artisan

Pour les artisans, les ventes privées sont une source de revenus importante. Isabelle Pierrès dispose de quelques points de vente dans les boutiques nantaises : « C’est bien de travailler avec les boutiques mais parfois contraignant, car cela impose un certain volume de production et des délais de paiement. La vente directe évite les frais. De plus, nous ne disposons pas des moyens nécessaires pour la location d’une boutique », reconnaît-elle.

Une autre manière de consommer

Isabelle Pierrès pose un regard sociologique sur la vente privée : « Les gens sont saturés d’offres et de produits. Ils sont à la recherche d’une autre façon de consommer et ont besoin de se réapproprier l’acte d’achat. » Selon Isabelle, la vente privée n’est pas un acte d’achat classique, car elle est éphémère, mais un lien peut se tisser entre les clients et l’artisan : « La clientèle est à la recherche d’un savoir-faire. Elle le ressent directement lorsqu’elle se déplace à l’atelier. »

Liens utiles

L’atelier Saint-Loup confectionne des articles de maroquinerie : sacs, porte-monnaie, étuis pour téléphones, protèges carnets… Tous les mois, l’atelier organise des ventes privées, 4, rue de la Ville-en-Bois, tél. 02 53 35 54 30, st-loup.com. Sur Facebook.

ID contraire est un créateur nantais de chaussures pour femmes, hommes, enfants et adolescents, 11, passage Douard, tél. 02 40 35 42 50, idcontraire.com. Sur Facebook.

Les sacs et chaussures colorés de Mellow Yellow

mellow yellowRue du Château, Mellow Yellow, une boutique consacrée aux sacs et aux chaussures de la marque, vient de voir le jour. Elle est tenue par Pascaline Droin, commerçante nantaise qui n’en est pas à son coup d’essai. « Je travaille depuis longtemps dans la rue du Château. J’adore cette rue pleine de terrasses et de passage », annonce-t-elle, ravie.

La boutique de Pascaline ressemble à un petit chez soi. Au centre, trône un vaste canapé dans les tons bleus. Des moulures en trompe-l’oeil ont été peintes sur les murs. Sacs et chaussures colorent l’ensemble.

« Ça va être fluo cet été ! », se réjouit la vendeuse en désignant une paire de sandales jaunes et un sac fleuri. « Les Nantaises sont ravies de l’arrivée de cette enseigne qui séduit les femmes de 25 à 60 ans », conclut-elle.

Mellow Yellow, 13, rue du Château. Tél. 02 51 82 83 59.