Destock’Vintage : la friperie pour s’habiller chic à petit prix

Destock Vintage« C’est tout de même incroyable de ne pas pouvoir trouver des jeans neufs en dessous de 100 € aujourd’hui ! », s’exclame Olivier Manzano. Catherine et Olivier Manzano, mari et femme, ont récemment ouvert une friperie chaussée Madeleine. De la Pologne à la Belgique, ils sillonnent le continent européen pour dénicher des fringues.

« Notre spécialité est le jean mais on est résolument à la recherche de vêtements décalés », explique Olivier. Il commente les vêtements en se promenant le long des cintres : « Là, une petite veste imitation Chanel, ici un gilet sans manche autrichien, et aussi des cols pelle à tarte ou des pantalons patte d’éléphant. Pour le déguisement, pour être chic ou pour s’habiller lorsqu’on n’a pas une tune, Destock’Vintage s’adresse à tout le monde », conclut Olivier.

Destock’Vintage, 7, chaussée de la Madeleine, tél. 02 40 20 31 78. À retrouver sur Facebook.

Dépôt-vente chez une môme vintage et moderne

mome vintageRue des Carmélites, à l’entrée de la cour qui mène au Café-théâtre, se tient la jolie boutique de dépôt-vente de Sophie Picardat. Dans un univers industriel, de pierre et de bois, au-dessus de l’ancien sol du couvent des Carmélites, Sophie étale ses trésors de vêtements, de bijoux et même de vinyles.

« On a tous des vêtements qui dorment dans nos placards. À la Môme vintage, je souhaite leur donner une seconde vie », décrypte Sophie, en se baladant le long de ses portants de robes, de vestes ou de pantalons… Il y en a même pour les messieurs ! À ses pieds, des dizaines de paires de chaussures sont rangées, sagement.

« Je voulais apporter une image dynamique au concept de dépôt-vente. Il y en a pour tous les budgets et de toutes les marques », précise Sophie qui, lorsqu’elle habitait à Paris, ne jurait que par les petites boutiques de fringues de seconde main. « Je suis venue à Nantes, car la ville me plaisait. Je suis chanceuse d’être arrivée dans cette cour patrimoniale. Il y a du passage et les gens sont curieux lorsqu’ils longent le grand canapé qui annonce ma boutique », conclut-elle.

La Môme vintage, 4, rue des Carmélites. Tél. 06 14 55 45 79. A retrouver sur Facebook.

Les friperies à Nantes : être à la mode à mini prix

Frip'in shopJupette des années 70, tailleur Chanel ou couvre-chef de toutes les couleurs datant du XIXe siècle… Pour être dans la tendance actuelle, il faut se tourner vers le passé. Tous les jours, les friperies remontent le temps, sortent les habits des vieilles malles nantaises qui regorgent de merveilles.

La popularité des friperies est-elle à mettre en relation avec la morosité économique ? Mais non ! Si la vieille fripe connaît cet engouement, c’est parce qu’elle est à la mode. On embarque dans la machine à remonter le temps et on rejoint France Gall, Françoise Hardy et Sylvie Vartan. Ces années-là, Claude François mettait le feu dans les soirées et les robes des femmes étaient flamboyantes comme dans la série « Mad Men« . 

Chiner est jeu rigolo

On trouve un bon nombre de friperies à Nantes. Chez Frip’in Shop, rue du Maréchal-Joffre, les clients débarquent en famille. Sabine a longtemps travaillé dans la boutique. Elles se servait de son goût très prononcé pour la mode : « Les clients, je les observe. Ils poussent parfois des cris d’émotion quand ils tombent sur un vêtement qui leur rappelle le passé. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Il n’y a pas longtemps, j’avais 3 femmes devant moi : une grand-mère, sa fille, et sa petite fille ! Trois générations de femmes s’étaient lancées dans une journée shopping ! » s’exclame l’ancienne conseillère de la friperie. Et les garçons ne sont pas en reste ! Force est quand même de constater que le rayon homme occupe beaucoup moins d’espace que le rayon des femmes. 

Dans la mode, place au vintage !

Osons s’habiller vintage : « De nos jours, on s’arrache la robe des années yéyé ou les tailleurs des années 70. La robe de soirée retro fait, elle aussi, un tabac », relate Sabine dans sa friperie colorée où l’on peut même consommer un thé ou un café tout en admirant les vêtements, pièce par pièce. 

Dans les friperies nantaises, chaque vêtement est scruté avec soin, raccommodé s’il y a besoin et nettoyé. Le gérant, ou le vendeur, fixe le prix et au magasin, il n’est pas rare de le voir repasser quelques robes : « Alors cette robe-là, j’ai entendu les oiseaux chanter en passant le fer dessus« , explique Sabine en désignant une robe champêtre avec des petits motifs en coccinelle. 

Les dépôts-ventes : différents des friperies, ils sont plus spécialisés

Songes« Songes Nantes« , est une boutique dépôt-vente non loin de la rue Racine. Marlène, la vendeuse, ne récupère que des vêtements, des accessoires et des sacs de marques de luxe. On est dans la haute couture. « Nous avons choisi de nous spécialiser dans le luxe. A Nantes, il y a peu de boutiques de grande marque comparé à d’autres villes. Nous sommes donc très appréciés« . Fatima, une cliente à la recherche d’un chemisier est complètement d’accord : « Je vais à Paris quand je veux vraiment faire une journée shopping. A Nantes, il y a peu de boutiques de luxe« . Souvent, les femmes qui se débarrassent de leurs vêtements de grande marque qu’elles n’ont pas beaucoup portés, font le bonheur des étudiantes qui veulent s’habiller chic.

Les enfants ne sont pas en reste : ils ont leur dépôt-vente

A côté de la rue du Calvaire et de l’hôtel Radisson, la boutique « Plan Troc » est un dépôt-vente spécialisé enfant. Des mètres de petites paires de chaussures s’étalent sous les yeux d’Anne Bosshardt, la gérante du magasin. « Et oui ! ça pousse tellement vite à cet âge là qu’on ne sait plus quoi faire des habits trop petits« , explique une cliente, venue déposer et vendre une montagne de tee-shirts.

Avec « Ding Fring », la friperie est un geste solidaire

Ding FringA « Ding Fring », des emplois sont créés et pérennisés grâce au don de vêtement.

« On trouvera toujours une atmosphère sympa ici. La clientèle rigole pas mal, qu’elle soit entre copines ou en famille », décrypte Valérie qui oeuvre chez « Ding Fring ». « Pour nous, c’est l’humain qui compte d’abord« , poursuit-elle.

Valérie est la responsable boutique « Ding Fring », dans le quartier Madeleine-Champ de Mars. Elle raconte la philosophie de l’enseigne : « Les dons de vêtements nous autorisent à créer des postes. On recrute des Nantais en situation de précarité ». Il y a pas mal de boulot derrière ! Le tri, le rapiècement et le nettoyage. A Nantes, il existe plusieurs boutiques « Ding Fring » qui se spécialisent dans les années 1970, à Chantiers navals, ou dans le déguisement, rue Fouré.

Adresses utiles : – Frip’in Shop se trouve au 52, rue du Maréchal Joffre. Tel : 09 63 02 77 35 et page Facebook.

- Ding Fring, la fripe solidaire : Toutes les informations et adresses des différentes boutiques sur le site de Ding Fring, ou le groupe Facebook.

- Les Songes Nantes, le dépôt-vente de luxe : A retrouver sur leur site. 3 pl. Ladmirault – Quartier Graslin. Tel : 02 40 48 63 53 et page Facebook.

- Plan troc, pour les petits : 7, rue Lafayette. Tel : 02 40 48 46 04. à retrouver sur Facebook.