Les terrasses insolites pour démarrer l’été à Nantes

bon pasteurLa terrasse confidentielle du Bon Pasteur

Dans les hauteurs de l’escalier qui monte vers la rue du Calvaire, la brasserie-restaurant « Le bon pasteur » possède un petit trésor caché : sa terrasse qui s’ouvre sur les vitraux de la basilique Saint Nicolas. « En début de journée, c’est le temps des amateurs de foot. En milieu de journée, les amoureux s’y donnent rendez-vous pour se bécoter et les jeunes y fument des cigarettes, à l’abri des regards parentaux ». Sylvie, gérante de l’établissement, connaît les habitudes de ses clients par cœur.

L’endroit a de quoi surprendre ! Il faut traverser la grande salle, longer le bar avant de déboucher sur cette petite terrasse confidentielle. « La terrasse n’est plus confidentielle pour les habitants du quartier. Ils y courent l’été pour profiter du soleil et manger un croque-monsieur ou une grillade. En revanche, il y a encore quelques Nantais qui débarquent, sans connaître la terrasse. ils sont carrément surpris ! » poursuit Anthony, qui gère le Bon pasteur aux côtés de Sylvaine.

Le bon pasteur, 3, place Bon-Pasteur, tél. 02 40 48 58 07.

orangerieL’Orangerie, la terrasse verdoyante

Au jardin des plantes, on vient pour voir le poussin de Claude Ponti ou bien pour donner du pain aux canards. On peut aussi venir boire un verre. « L’Orangerie » est un bar-restaurant, situé dans le nord du jardin. Sa terrasse se fond dans un cadre verdoyant et tranquille. On y mange un bout le midi. On y boit une limonade en journée. Face aux tables de la terrasse, on admire les serres du jardin, qui existent depuis longtemps. On se croirait au jardin du Luxembourg. D’ailleurs, les chaises sont les mêmes que celles du célèbre parc parisien.

Elsa est la responsable du restaurant et de sa terrasse. Elle adore travailler dans cet endroit: « Le midi, les clients sont les Nantais qui sortent des bureaux. Ils y seront au calme un moment. En journée, place aux familles ! Les enfants se moquent éperdument de la terrasse, ils vont jouer. En revanche, les parents en profitent, tout en surveillant leurs enfants. L’été, ce sont les touristes qui occupent principalement la terrasse. »

Les produits consommés à L’Orangerie sont issus de l’agriculture biologique, dans leur grande majorité.

L’Orangerie. 15, rue Gambetta, tél. 02 28 44 27 08. A retrouver sur Facebook.

Chez MariusChez Marius, la terrasse qui se cache

Rue des Carmélites (ou rue de Strasbourg), on connaît le Café-Théâtre, celui de la compagnie du même nom. En revanche, on sait moins que le café Théâtre abrite une charmante terrasse, baignée de soleil, loin, très loin, du vacarme de la rue de Strasbourg. Le calme est de mise pour ce lieu qui était autrefois un couvent. Les habitués du Café Marius savent qu’ils seront un peu perturbés par un chanteur qui fait ses gammes ou qui répète avant son entrée en scène. A la fin du spectacle, le lieu s’anime et se remplit de spectateurs.

Le Café Marius accueille tout le monde, et non les seuls spectateurs. Il est possible d’y venir boire un thé ou une bière sur les coup de 19h. Les derniers rayons de soleil s’attardent alors dans la cour et la clientèle lézarde. « Le lieu est méconnu. Je crois que les gens n’ose pas pénétrer dans cet ancien couvent. A l’entrée, l’énorme porche en impose » raconte Anne-Laure qui a la responsabilité du lieu.

Souvent, le lieu se privatise pour des vins d’honneur, des cocktails d’entreprise ou des baptêmes.

Chez Marius, 6, rue des Carmélites, tél. 02 40 89 65 01. A retrouver sur Facebook.

brocéliandeAu Brocéliande, la terrasse la plus champêtre.

Le jasmin et le lierre escaladent la pergola du café le Brocéliande. Un lieu tranquille en cœur de ville. « Le midi, je cours dans tous le restaurant pour le service. Mais lorsque je mets les pieds dans la pergola, ça m’apaise tout de suite » souffle Véronique, la gérante du café-restaurant, qui se situe entre la rue du maréchal Joffre et l’école Sully. Le chat du café est la vedette. Les rires des clients ne lui font pas peur et il se frotte contre leurs jambes.

Véronique et Loïc sont des Brestois. Ils sont arrivés à Nantes depuis 11 ans. Pour les gens du quartier, le Brocéliande est devenu un lieu incontournable. Souvent, les parents de l’école Sully viennent boire un verre, une fois que les enfants sont déposés à l’école. « On prépare la fête de l’école en ce moment« , explique Amaury, un papa d’élève, qui sirote une bière.

« Buffet dînatoires, apéros : on fait vivre ce lieu. Pour moi, le café crée du lien social dans le quartier« , affirme Véro qui voudrait que les habitants utilisent son café comme un salon de quartier.

Le Brocéliande, 40, rue Préfet-Bonnefoy, tél. 02 40 74 25 51. A retrouver sur Facebook.

Les poulets rôtis du bar-restaurant du Coup du lapin

coup du lapinDeux copains, Seb Ravache, barman, et Jo Delarue, cuisinier, viennent d’ouvrir leur bar-restaurant Le coup du lapin, dans le quartier Madeleine-Champ-de-Mars. Le nom est un petit clin d’oeil à l’ancien Cul-de-poule. Le midi, il n’y a qu’un seul et unique plat, cuisiné par les soins de Jo : le poulet rôti accompagné de ses frites et de sa sauce maison. « Le poulet rôti est et restera notre signature », affirment-ils en choeur.

Côté bar, Seb a de la bière belge plein le comptoir. « J’adore la bière. Pour ce qui est du vin, nous proposons en grande partie des vins locaux qui proviennent des vignerons d’à-côté ». « Le coup du lapin » se revendique comme un bar chaleureux et animé. « Tous les mois, nous proposons une nouvelle exposition, des concerts ou encore du théâtre d’improvisation », explique Seb.

Seb et Jo sont enchantés d’arriver dans ce quartier qu’ils connaissaient d’avant. « Nous n’aurions pas ouvert notre bar-restaurant ailleurs. Nous sommes fans du quartier », concluent-ils.

Le coup du lapin, 21, rue des Olivettes. Tél. 09 83 78 51 17. Sur Facebook.

A la librairie-café Les Bien-aimés, il y a de l’amour !

Les Bien aimésBienvenue à la librairie-café Bien-aimés de Cécile Menanteau et Géraldine Schiano de Colella. Il y a de l’amour dans ce lieu. De l’amour pour la littérature, les films et les plaisirs de la bouche. « En mûrissant ce projet, nous répondons plus à une envie qu’à un besoin », explique Géraldine.

Géraldine et Cécile, toutes deux nantaises depuis des années, ont fait germer l’idée des Bien-aimés, dans les salles obscures du cinéma Katorza où elles travaillaient et où elles se sont rencontrées. « J’apporte ma touche cinéphile au parcours plus littéraire de Géraldine », explique Cécile, en désignant l’espace dédié aux beaux livres de cinéma.

Les Biens-aimés est résolument un lieu de vie, d’échange et de débats. D’abord une librairie, où les clients pourront prendre le temps de siroter une bière ou un café en échangeant sur leurs derniers coups de coeur littéraire ou cinéphile. Le midi et le soir, Géraldine et Cécile régalent leur clientèle d’une cuisine locale et délicieuse.

Les Biens-aimés, 2, rue de la Paix. Tél. 02 85 37 36 01. À retrouver sur Facebook.

Le Little Roger, bar-brasserie, un café pour des hipsters et des papis !

Little RogerÀ deux pas de la place Royale, Clémence et Étienne Le Breton viennent d’ouvrir leur bar-brasserie : le Little Roger. « Tout le monde nous demande qui est Roger : il s’agit du grand-père d’Étienne », explique Clémence depuis son comptoir.

La journée, le café est un lieu convivial. Clémence apporte aux clients ses moelleux au chocolat ou bien ses généreuses tartines du midi, grâce au pain qu’elle va chercher le matin chez un boulanger nantais. « Nous aimons dire que nous faisons du happy kitchen bar. Notre philosophie est de se faire plaisir », affirme la jeune femme.

Le soir, Little Roger se transforme en bar et les DJ se succèdent. « Ils adorent notre saucisson, peut-être que c’est pour lui qu’ils viennent », sourit Clémence. Le couple veut pratiquer des tarifs simples et accessibles : chez Little Roger, le café est à 1 €.

Little Roger, 3, rue de l’Échelle, tél. 09 82 20 44 87. À retrouver sur Facebook.

Flâneries et apéros en terrasse nantaise pour profiter de l’été (encore !) 2/4

La plus ligérienne des terrasses nantaises : La Passerelle de Marcel. 

passerelle marcelSur 60 mètres le long de la Loire, la terrasse de la Passerelle de Marcel accompagne le fleuve dans sa confluence avec l’Erdre. On entend le bruissement de l’eau qui coule depuis l’écluse Saint-Félix, qui s’ouvre parfois pour laisser s’échapper des embarcations.  » Plein sud ! C’est notre grande chance ! » s’exclame Christelle Bracigliano, qui profite du soleil depuis 11 heure le matin jusqu’au dernier rayon. C’est elle qui est à l’origine de la bibliothèque fournie du côté bar.  » Sur la terrasse, il y a un espace bar et un espace restauration. Les livres sont en consultation. Tout le monde en profite. »

Son mari, Vincent Bracigliano, aime à rappeler l’origine du lieu : «  Ici, c’était la tribune sud du stade Marcel Saupin. Elle avait été oubliée par les Nantais. Nous avons craqué pour cet emplacement, qui était autrefois brut de béton. Nous l’avons fait redécouvrir à la ville « , raconte Vincent, qui va bientôt fêter les 3 ans de sa Passerelle de Marcel. Champagne ! Mais en terrasse.

La Passerelle de Marcel. 7, allée Jacques Berque. Tel : 02 51 86 60 56. Site : lapasserelledemarcel.com