Les magasins de musique donnent le « la »

La Folle journée mobilise les magasins de musique nantais. Rue du Maréchal-Joffre, quatre pianos de concert du magasin Desevedavy attendent le grand jour. Direction la Cité des congrès.

desevedavy« Mon grand-père a ouvert ce magasin de musique en 1942, rue du Maréchal-Joffre. Nous sommes ici depuis 70 ans. C’est mon grand-père qui a entraîné notre société dans le sillage de la Folle journée », raconte Vincent Morin-Desevedavy, aujourd’hui gérant du magasin. La semaine prochaine, Desevedavy musique, partenaire de la Folle journée, accompagnera pour la 19 e année consécutive cet événement. Bien sûr, la pression est là. Mais de l’expérience vient aussi la sérénité.

Quatre pianos de concert et vingt pianos droits

Dans le grand hangar qui jouxte le magasin, des pianos de la prestigieuse marque Steinway and Sons patientent sagement. Dans quelques jours, ils seront transportés jusqu’à la Cité des congrès. Quelques pianos droits seront envoyés dans les chambres d’hôtel des artistes. Chaque piano de concert sera accompagné d’un accordeur qui veillera sur lui toute la durée de l’événement.

Le travail des accordeurs est précis et relève de l’orfèvrerie ou de l’art. Ils devront d’abord régler la mécanique de façon à ce que le toucher soit parfait. Accorder le piano, enfin, l’harmoniser. « Harmoniser le piano consiste à rendre la personnalité du piano homogène. Les 88 touches doivent avoir la même chaleur, la même légèreté ou bien la même rondeur », décrypte Vincent Morin-Desevedavy.

Vincent explique l’importance que revêt l’événement pour son magasin : « Pour les accordeurs du magasin, la Folle journée est un magnifique laboratoire d’entraînement et de perfectionnement. Elle est une grande source de motivation pour parfaire ses connaissances dans l’art d’accorder les pianos. »

Il poursuit : « Nous tâchons de développer la pratique musicale à Nantes. Ainsi, nous encourageons tout événement musical. La Folle journée en est un. On milite pour que les jeunes aient envie de se mettre à la musique. » Pour Vincent, le piano est sans aucun doute l’instrument roi. Mais à la Folle journée, il privilégiera le répertoire guitare : « Je vais tâcher de découvrir les artistes espagnols. »

michenaudChez Michenaud.com, on est plutôt guitare

À deux pas de la Cité des Congrès où se tiendra la Folle Journée, les vendeurs du magasin Michenaud se réjouissent de ce grand événement. Allée Baco, le grand magasin de musique Michenaud étale ses instruments sur plus de 1 000 m 2 . Guitares, guitares basses, claviers, batteries ou bien matériel pour DJ, le magasin est un véritable paradis pour mélomanes. Petits et grands s’y pressent pour essayer les instruments.

Une enseigne nantaise réputée née en 1987

« En 1987, M. et Mme Michenaud ouvrent leur magasin de musique rue des Olivettes. C’était un petit local. Au fil des ans, le magasin s’est agrandi et a déménagé allée Baco », explique Solène Guélou, responsable marketing. En 2011, le magasin a été racheté et il poursuit depuis son développement.

La clientèle du magasin, souvent autodidacte, est plutôt tournée vers la guitare et la musique rock. « Mais bien sûr, cela n’empêche pas les passerelles vers la musique classique », affirme Solène Guélou qui considère la Folle journée comme un grand événement positif pour promouvoir la musique à Nantes.

La guitare espagnole à l’honneur pour la 19 e édition

En complément du répertoire classique français du XIX e siècle, à l’honneur cette année, la Folle journée réserve une belle place aux compositeurs espagnols et fera résonner quelques notes du répertoire flamenco. À Michenaud, la guitare sera donc à l’honneur.

Thomas, vendeur au magasin, fait sonner les cordes d’une guitare Alhambra 4p, fabriquée en Espagne, dont la rosace est relevée d’une fine marqueterie colorée. « Le son est très chaleureux, très profond. Ces guitares espagnoles sont idéales pour jouer du classique ou du flamenco. Elles sont également parfaites pour débuter », explique Thomas qui entame une petite danse espagnole.

Desevedavy musique, 57, rue du Maréchal-Joffre, tél. 02 40 74 37 44. Le magasin est spécialisé dans le piano. 215, route de Vannes, 44800 Saint- Herblain, tél. 02 40 40 12 21. Le magasin est spécialisé dans la guitare.

Michenaud.com, 18, allée Baco, tél. 02 40 35 30 42. À retrouver sur internet : www.michenaud.com

A vos baskets Nantais : c’est l’heure du CYD Boot Camp !

Les 3 coachs du CYD Boot Camp

Les 3 coachs du CYD Boot Camp

L’association CYD / Conquer Your Day est née dans les mollets enflammés des parisiens Romain Rainaud et Ludovic Chevallier. Amateurs d’expériences sportives de l’extrême telles que la mythique course « Iron Man« , les deux copains ont galvanisé une communauté de sportifs autour du Boot Camp. Aujourd’hui, la grande communauté parisienne arrive à Nantes, par l’intermédiaire de Baptiste Léger, l’ambassadeur du Boot Camp dans la Cité des Ducs. Depuis le bar « Le Coup du Lapin« , Baptiste entend guider de manière hebdomadaire, les sportifs Nantais de la communauté.

Les trois étapes du Boot Camp

Un bon Boot Camp commence par un footing d’une trentaine de minutes. Les runners courent à leur allure mais ils sont chaleureusement encouragés par les autres membres de la communauté à dépasser leurs limites. Les cris d’encouragement résonnent parmi le petit troupeau de sportifs qui s’élance le long des berges de la Loire et de l’Erdre. Le footing cède la place au gainage. « Quand on court seul, on oublie souvent de faire du renforcement musculaire suite à l’effort. Or, ces exercices sont très importants pour ne pas se blesser et pour progresser« , raconte Baptiste qui coache son petit monde. Enfin, la séance s’achève par une dizaine de minutes de stretching. « Voilà ! La séance a fini ! Elle a duré 1 h ! » souffle Baptiste.

La démocratisation du sport

Les gens de la communauté Conquer Your Day ont en commun un territoire de vie. Ils se reconnaissent et partagent des aventures sportives grâce aux réseaux sociaux. Pour certain, il s’agit d’une véritable alternative aux salles de sport. « On veut démocratiser le cours de sport grâce à la communauté. Les coachs sont des membres qui s’y connaissent » décrypte Romain.

Conquer Your Day milite pour le sport tout le temps et partout. « Nous proposons de découvrir le patrimoine à travers le sport. Le yoga peut se pratiquer dans un musée. Il suffit d’une salle et d’un tapis après tout? »

Conquer Your Day est à retrouver sur Facebook.

Aux gourmandises : un salon d’esthétique à croquer

Mathilde Laurentin dans son salon d'esthétique gourmand

Mathilde Laurentin dans son salon d’esthétique gourmand

Il flotte des parfums de caramel, de lait, d’ananas, de mandarine ou de citron vert dans la jolie boutique toute rose de Mathilde Laurentin, une jeune femme qui se considère à la fois gourmande et coquette. La jeune Mathilde a décidé d’apporter ses friandises et ses sucreries au monde de l’institut de beauté, qu’elle juge de manière générale légèrement aseptisé. Fraise tagada et guimauve accueillent les clientes.

Les produits de Mathilde sont naturels et « Made in France ». « J’ai travaillé dans de nombreux instituts avant d’ouvrir le mien. Au cours de mes expériences, j’ai fait la rencontre de sublimes marques de cosmétique et de soin ». Les produits de la marque «Boud’soie » apportent aux étagères du salon de Mathilde un parfum suranné. « Pour les ongles, c’est forcément Opi. Le top du top ».

Nul doute, Mathilde réalise un rêve de petite fille : devenir esthéticienne. « J’aime le contact avec la cliente, j’aime écouter les petits soucis des femmes qui pensent qu’elles ont des kilos en trop ou bien des petites rides. Pour moi, elles sont toutes belles et je veux qu’elles le sentent dans mon salon ! »

« J’ai été extrêmement bien accueillie par les commerçants du quartier. Tous les jours, je rencontre de nouvelles clientes qui me disent combien elles sont attachées au commerce de proximité ». Pour les Nantaises du quartier et d’ailleurs, Mathilde dispense des soins pour le visage et pour le corps, des épilations à la cire qui sent bon, des manucures ou du maquillage. Dans une des cabines, une haute baignoire cache un vélo : « Il s’agit de l’hydrobike ! Pédaler dans l’eau permet de perdre quelques kilos et de se muscler ».

Aux gourmandises. 22, rue Paul Bellamy. Tel : 02 51 82 72 74. Site : auxgourmandises-spa.fr

Quand la carte Magic fusionne avec le jeu vidéo : Game Cash

game cashNon loin de la place Royale, la grande boutique Game Cash est la rencontre entre la passion de Pierre Manuel pour les Carte Magic et la passion de Nicolas Davin pour les jeux vidéos. « Pour les Nantais, Game Cash est un commerce novateur : au premier étage, les étagères sont pleines de jeux vidéos. Ils sont récents pour la plupart mais les nostalgiques tomberont sûrement sur les valeurs sûres des premiers jeux vidéos : les Marios ou autre Donkey Kong. Si vous grimpez un étage, vous tomberez sur une vaste salle où l’on joue aux cartes. L’espace peut accueillir plus d’une cinquantaine de joueurs. C’est un lieu parfait pour les tournois« . Pierre et Nicolas se réjouissent de faire vivre le jeux vidéos et les cartes Magic à Nantes.

Selon Nicolas, certains jeux peuvent valoir une véritable fortune. Il convient de ne pas s’en débarrasser à la légère : « Pour le jeu vidéo, les années 90 et les années 80 sont un âge d’or. Certains sont introuvables et c’est pour cela qu’ils coûtent un peu cher« . Pour le retrogaming et ses amateurs, Game Cash est un petit paradis !

Il n’y a pas que le jeu vidéo dans la vie et Pierre milite pour faire connaître les cartes Magic. Il organise des duels à l’étage : « Ce sont des parties de cartes extraordinaires où l’on pénètre dans des univers de bataille. Ces cartes réunissent toutes les catégories sociales et toutes les générations« .

Game Cash, 5, rue de l’Arche-Sèche. Tél. 02 52 10 05 61. À retrouver sur Facebook.

Une bonne bouteille de rhum au Ti rade, l’escale nantaise des pirates

ti radeAu Ti rade, on vient retrouver ses potes pour y siroter un ti-punch ou un rhum arrangé. Vincent, la trentaine, est un habitué de longue date : « Le Ti-rade est mon escale. J’y bois du rhum et surtout, je viens saluer Mika et Greg, les deux capitaines de la rhumerie« , explique-t-il.

Anciens potes de lycée, Greg et Mika ont parcouru un bon bout de chemin ensemble. Les deux se complètent. Mika n’a qu’une idée en tête : organiser des soirées sur des thèmes rigolos. « On peut se la jouer espagnol avec des sangria, on peut se la jouer quizz et organiser des questionnaires autour de la boisson et du monde entier« … Le monde, c’est surtout Greg qui l’a parcouru. Il a vécu quelques temps sur l’île de la Réunion. Là-bas, il a appris les secrets des rhumeries. « Quand je suis rentré à Nantes, mes valises étaient chargées de bouteilles de rhum« , s’exclame Greg.

Rue Voltaire, non loin de la place Graslin, les deux compères ont ouvert leur Ti-rade, une rhumerie bien personnelle. « Nous ne sommes pas des terroristes absolus du rhum, on peut aussi boire des bières en happy-hour chez nous« . Pourtant, les bouteilles de rhum qui trônent par centaines derrière le zinc de Greg en disent long sur la boisson star du Ti-rade.

« Nous avons une vingtaine de rhums. Les bouteilles vont du rhum simple au rhum grand cru« , explique Greg en présentant également ses dizaines de rhums arrangés. « café, agrumes, fraise tagada : on peut tout faire et c’est bon ! Attention au mal de crâne le lendemain !« .

Ti Rade, rhumerie, 8, rue Voltaire, tél. 06 17 57 06 86. À retrouver sur facebook.