Les métiers d’art sont des métiers de passion

réminiscenceEn plein coeur de l’atelier Réminiscence trône un vaste plan de travail sur lequel les mains de Renaud et de Pauline Decombe travaillent minutieusement le bois. Le jeune couple nantais, installé rue Voltaire, restaure et crée des cadres en bois.

Pauline et Renaud Decombe se sont mariés à l’issue de leurs études d’ébénisterie. « Renaud est de Nantes. Après un passage à Paris, nous avons décidé de revenir nous implanter à Nantes pour y ouvrir notre propre atelier », raconte Pauline.

Le couple restaure des cadres anciens, du XVII e au XX e siècle, mais aime également proposer ses créations sur mesure. « On propose un objet d’art adapté à chaque univers personnel. Il arrive que nos clients nous achètent un cadre seulement pour sa beauté et n’y mettent rien à l’intérieur ! »

Atelier Réminiscence, 9, rue Voltaire. Tél. 09 81 29 24 98 ou 06 30 11 00 56.

Encadrement d’excellence avec Franck Moinel

franck moinel

Son métier le passionne. Franck Moinel, encadreur, meilleur ouvrier de France, vient d’ouvrir une boutique à Nantes.

Même en habitant dans une campagne lointaine, un bon artisan trouvera toujours ses clients. Franck Moinel n’est pas un bon artisan, il est un excellent artisan. Pour récompenser son travail d’encadreur, il a d’ailleurs reçu, il y a quelques années, le prix du meilleur ouvrier de France, décerné tous les quatre ans par le Président de la République. Un prix d’excellence dont on a le droit de s’enorgueillir !

Une transmission familiale

Le travail d’encadrement est un métier ! « J’admirais le travail de mon beau-frère qui était encadreur. D’abord réticent, il a fini par bien vouloir m’apprendre les ficelles du métier. Je suis tombé dedans à 16 ans », se souvient Franck Moinel. Son travail est du sur-mesure. Les collectionneurs ou amateurs arrivent avec leurs dessins. « On discute d’abord longuement de l’oeuvre. Il faut les identifier car parfois elles sont anonymes. Si c’est du Louis XVI, il faudra l’encadrer avec des baguettes Louis XVI, naturellement », explique Franck.

Il est d’ailleurs possible de l’observer au travail. Son atelier n’est séparé de sa boutique que d’une grande vitre qui apporte beaucoup de lumière. On peut voir Franck manipuler avec dextérité sa guillotine qui tranche les cadres ou son massicot qui découpe le carton.

D’abord encadreur, puis collectionneur

D’un encadrement à l’autre, de fil en aiguille, on commence à s’attacher aux oeuvres. « Je suis devenu collectionneur. » Franck parle de ses oeuvres avec passion. Il admire notamment les peintres nabis et les estampes japonaises. Récemment, il a fait l’acquisition d’une pagaie de Polynésie. « C’est une pagaie pour enfant en bois finement sculpté qui avait pour but de rejoindre les dieux. Celle-là, je la garde ! »

 

Franck moinel, encadrement et antiquités, 8, rue Voltaire. Tél. 06 81 17 06 90.