Créative Nantes : je crée ce que je veux, quand je veux !

Sandrine Abad et sa fille Joana.

Sandrine Abad et sa fille Joana.

Dans le domaine du loisir créatif, il faut savoir se lancer, même quand on a des idées bien farfelues. La boutique-atelier « Créative Nantes » de Sandrine Abad répond « présente » pour les créations en tout genre, même aux plus farfelues. « Grâce à mon super site, c’est très simple. En gros, vous avez une envie. Sur le site, vous proposez un atelier autour de votre envie et vous fixez la date. D’autres volontaires peuvent s’inscrire mais les ateliers démarrent dès qu’une personne en a eu l’idée« , explique Sandrine en terminant sa guirlande d’origamis en papier.

Le terrarium de Créative Nantes

Le terrarium de Créative Nantes

Dans son très bel atelier de la rue Léon Blum, en plein centre-ville nantais, Sandrine expose ses mille et unes créations : un terrarium, des colliers de bijoux en métal, des boîtes de kleenex personnalisés… Au côté de la créatrice débordante d’énergie, deux petites filles s’appliquent à dessiner au feutre sur du tissu. Elles préparent un cadeau pour la fête des mères ! Le chien et le chat, mascottes officielles de l’atelier, ronronnent à leurs pieds.

« Dès que j’ai un moment, je cours chez mes fournisseurs de tissu ou je pars chiner des meubles d’occasion. Lorsque j’ai le malheur de tomber sur un objet original, je craque et je visualise plein de nouveaux ateliers« , poursuit Sandrine. Chez Créative Nantes, des créateurs nantais s’invitent parfois pour animer un ou deux ateliers. De temps en temps, la créatrice textile Loutchi passe pour apprendre aux couturières amateurs nantaises à fabriquer une robe. « J’expose les petits bijoux des créateurs. La boutique est pleine de jolies choses et c’est chouette ! » conclut Sandrine.

Créative Nantes. 4, rue Léon Blum. Tel : 06 52 52 21 28. A retrouver sur Facebook. Site : creative-nantes.com

Le bel univers rétro des Niguedouille Julie et Gaël

niguedouilleJulie Maura et Gaël Macaire Bassez sont deux copines qui ont mélangé leurs univers de créatrice pour donner naissance à L’atelier Niguedouille, sur l’Île de Nantes. « Niguedouille, parce que ça veut dire nigaud en breton et que ma maman m’appelait comme ça », explique Julie.

Dans la boutique, le beau mobilier des années 50 ou 60 resplendit, restauré par les soins de Julie. Là des petites chaises ou des luminaires qui rappellent l’école, ici de belles enfilades ou encore des bureaux vintage remis à neuf. Julie a la passion des brocantes et de la chine. « J’aime les objets qui ont une histoire et je voulais leur donner une seconde vie », poursuit Julie.

Le monde de l’enfance côtoie le mobilier. Gaël est créatrice textile. Elle confectionne, dans de beaux tissus, des serviettes, des plaids, des coussins ou des stroller bag pour les poussettes. « Je choisis scrupuleusement mes tissus, coton ou kapok pour mes créations », explique-t-elle.

Julie et Gaëlle se sont rencontrées sur un salon et ne se quittent plus depuis. Elles sont heureuses de débarquer sur l’île de Nantes, un quartier qu’elles affectionnent et où elles ont été reçues à bras ouverts.

L’atelier Niguedouille, 15, rue Pierre-Landais (ouvert les mardis et jeudis, sur rendez-vous les autres jours). Tél. 06 83 14 28 87 ou 06 33 25 76 76. latelierdeniguedouille.com

De beaux luminaires à la Lustrotheque de Nantes : et la lumière fut !

Choix de luminaires à la Lustrothèque de Nantes

Choix de luminaires à la Lustrothèque de Nantes

Une lumineuse boutique atelier vient de voir le jour à Nantes. Aurélia Vivrel, une Nantaise originaire de Normandie, en est la fée. À 37 ans, Aurélia se tourne vers sa passion de toujours : la restauration et la création de luminaire. Quand elle n’est pas à la boutique, c’est qu’elle part chiner dans les salons ou les brocantes des luminaires design issus des années 1940 aux années 1980. Ces trouvailles apportent de la couleur et des formes originales à la boutique.

Surtout, Aurélia restaure des lustres anciens. « Dans un intérieur moderne, le lustre apporte un cachet inimitable. Mes clients ont souvent hérité de ces magnifiques luminaires de leurs parents ou de leurs grands-parents. La restauration est minutieuse mais lorsqu’elle est terminée, le lustre a devant lui de longues années de vie », explique-t-elle en manipulant des fils électriques et des ampoules décoratrices. « J’aime mon métier car il comprend deux aspects : la délicatesse de la restauration d’un objet ancien, et l’aspect brut de l’électrification ».

La Lustrothèque. 4 bis, rue de Colmar. Tel : 06 75 80 42 97.

« Pour l’amour du fil » tisse sa toile sur le territoire

pour l'amour du filC’est parti pour l’Amour du fil ! Jusqu’à samedi, le parc des Expositions de la Beaujoire réunit les amateurs de création textile de la région nantaise mais aussi de France et de l’étranger.

Elles se sont levées de bonne heure ce matin. Bernadette, Denise et Lucile, des copines de patchwork qui viennent de la région de Caen ont fait 3 h de route pour arriver au salon « Pour l’amour du Fil » qui ouvrait ses portes au public hier matin à partir de 10 h. « Y’a de quoi faire ici ! » s’exclament-elles en se séparant pour ne pas perdre de temps. Toute la matinée, Bernadette n’a pas chômé : « Je n’ai fait seulement que 3 allées et je sens que je vais me lâcher » s’exclame-t-elle. Tous les deux pas, Bernadette a un coup de cœur pour un nouvel objet textile.

100 exposants sur 4 jours

pour l'amour du filDe leur côté, les Rennaises du club de patchwork de Bruz sont en admiration devant le travail de la Japonaise Tomie Nagano. Ses grands quilts sont exposés sur les murs du Grand Hall du parc des Exposition. Françoise Vautier et Agnès Martin sont suspendues aux paroles de l’interprète de la créatrice japonaise : « Tu as vu le travail de fourmi ! Tous les 9 morceaux elle ajoute une petite touche d’orange », raconte Agnès qui a pris son carnet de note pour repartir avec des idées. « Ce n’est pas la première fois que nous venons ici. Nous faisons le plein d’idées pour notre club de patchwork ».

Les secrets du patchwork mis à nu

pour l'amour du filLes couturières vendéennes sont également de la partie. Jacqueline Martrou s’extasie devant les molas de l’artiste japonaise Fumiko Nakayama. Elle explique à une amie des Sables d’Olonnes cette technique très particulière de l’appliqué inversé, issue des peuples de l’Amérique du Sud : « Alors tu vois pour la mola, les couturiers jouent sur 4 tissus différents en profondeur. Moi, j’en faisais avant mais aujourd’hui j’ai mal aux yeux », décrypte Jacqueline. « Je viens régulièrement au salon pour l’amour du fil car j’ai besoin d’acheter du beau tissu », poursuit Jacqueline qui regrette de ne pas trouver ces merveilles aux Sables d’Olonne.

Pendant ce temps, les 3 caennaises, déjà alourdies par les achats ainsi que les vagabondages de la matinée partent se restaurer. La pause ne durera que quelques minutes car elles ont encore tout à découvrir et souhaitent participer à un atelier de tricot géant !

Dans l’antre de la plus vieille mercerie Nantaise

au fil d or À l’occasion du salon « Pour l’Amour du Fil », qui ouvre ses portes du mercredi 22 au 25 avril au Parc des Expositions de la Beaujoire, la plus vieille mercerie de Nantes, Au fil d’Or, dévoile ses mille et un petits trésors qui servent à coudre, rapiécer, raccommoder, piquer, tricoter ou encore broder.

Depuis 1947, le numéro 7 de la rue Santeuil est une mercerie. Et cela n’est pas près de changer grâce au dynamisme de sa propriétaire Sophie Héraud. En 1999, lorsqu’elle a repris le commerce, Sophie n’était pas plus que cela portée sur la couture ou la broderie : « C’est une passion qui m’est venue petit à petit. Aujourd’hui, je ne la pratique pas mais je développe une foule d’idées pour mes clients », raconte Sophie qui souffle aussi parfois ses idées à ses fournisseurs.

Un regain d’intérêt pour la couture

au fil d orÀ 44 ans, la tenancière de la mercerie n’a jamais le temps de s’ennuyer : « c’est un commerce tellement diversifié, on y trouve de tout et c’est également un secteur en plein essor ». Depuis 4 ou 5 ans, Sophie constate en effet un regain d’activité pour la couture. Un public plus jeune et plus masculin franchit les portes de sa mercerie. « Parfois, des hommes me demandent du fil et des aiguilles. Ils prétendent que c’est pour leur épouse, mais je ne suis pas dupe, je sens bien que ce sont eux qui s’y mettent ». Le récent succès des émissions de télévision qui mettent en compétition des candidats couturiers y est pour quelque chose dans ce nouvel intérêt pour la couture. Sophie croise les doigts pour que cela ne soit pas qu’un phénomène de mode.

Les clients de la mercerie sont aussi des hommes

Internet et les réseaux sociaux relancent eux-aussi l’intérêt du public pour la couture. On peut y trouver des tutoriels pour apprendre à coudre ou bien des patrons pour faire ses propres habits. Mais Sophie reste sceptique : Internet ne remplacera pas les conseils du commerçant. « Je sais que beaucoup de mes fournisseurs ont vendu des machines à coudre à Noël. Le secteur change, la couture et le tricot reviennent à la mode et c’est aussi ce qui me plaît dans le métier. Je dois rester à la page pour guider ma clientèle », poursuit Sophie, interrompue par deux messieurs venus acheter des écussons pour cacher de manière heureuse les trous sur leurs pantalons usés.

Au fil d’or. 7, rue Santeuil. Tel : 02 40 69 83 66