Un bistrot de quartier familial et engagé : Mon Oncle

mon oncleSortez de la station de tram Chantiers navals et observez les environs. Vous distinguerez une silhouette longue et maladroite, bien familière, peinte en noir sur un mur blanc : il s’agit de Jacques Tati, ce tonton étourdi qui fume sa pipe à longueur de journée. La silhouette indique l’emplacement d’un bar bien sympathique : « Mon Oncle« .

« Non, je ne peux pas cacher que je suis un fan inconditionnel de Tati et que j’adore ses films« , explique Pierre, le gérant du bar. « Mais plus encore ! Je travaille en famille. Mon oncle était donc un nom approprié. Je me suis glissé dans la peau du personnage« , poursuit-il.

Rennais, Pierre a bourlingué avant de s’installer à Nantes. Dans les années 90, il est même parti à Moscou sur des patins à roulettes. Il se remue les méninges pour faire vivre son bistrot de quartier : spectacle de magie, conférence-débat, projection cinéma, distribution de légumes… « Mon Oncle » est un véritable lieu de vie entre les quartiers Chantiers Navals et Dobrée.

Tous les midis, Pierre sert ses plats issus de ses fourneaux. « Un bistrotier qui se respecte, se doit de nourrir les ventres ! Le soir, une planche de charcuterie ou de fromage accompagne la bière qui coule à flot ! »

Horaires : Toujours ouvert.

Quartier Chantiers Navals – Dobrée. Mon Oncle, 16, rue d’Alger. Tél. 02 52 10 63 29. À retrouver sur Facebook.

Une bonne bouteille de rhum au Ti rade, l’escale nantaise des pirates

ti radeAu Ti rade, on vient retrouver ses potes pour y siroter un ti-punch ou un rhum arrangé. Vincent, la trentaine, est un habitué de longue date : « Le Ti-rade est mon escale. J’y bois du rhum et surtout, je viens saluer Mika et Greg, les deux capitaines de la rhumerie« , explique-t-il.

Anciens potes de lycée, Greg et Mika ont parcouru un bon bout de chemin ensemble. Les deux se complètent. Mika n’a qu’une idée en tête : organiser des soirées sur des thèmes rigolos. « On peut se la jouer espagnol avec des sangria, on peut se la jouer quizz et organiser des questionnaires autour de la boisson et du monde entier« … Le monde, c’est surtout Greg qui l’a parcouru. Il a vécu quelques temps sur l’île de la Réunion. Là-bas, il a appris les secrets des rhumeries. « Quand je suis rentré à Nantes, mes valises étaient chargées de bouteilles de rhum« , s’exclame Greg.

Rue Voltaire, non loin de la place Graslin, les deux compères ont ouvert leur Ti-rade, une rhumerie bien personnelle. « Nous ne sommes pas des terroristes absolus du rhum, on peut aussi boire des bières en happy-hour chez nous« . Pourtant, les bouteilles de rhum qui trônent par centaines derrière le zinc de Greg en disent long sur la boisson star du Ti-rade.

« Nous avons une vingtaine de rhums. Les bouteilles vont du rhum simple au rhum grand cru« , explique Greg en présentant également ses dizaines de rhums arrangés. « café, agrumes, fraise tagada : on peut tout faire et c’est bon ! Attention au mal de crâne le lendemain !« .

Ti Rade, rhumerie, 8, rue Voltaire, tél. 06 17 57 06 86. À retrouver sur facebook.

Les terrasses insolites pour démarrer l’été à Nantes

bon pasteurLa terrasse confidentielle du Bon Pasteur

Dans les hauteurs de l’escalier qui monte vers la rue du Calvaire, la brasserie-restaurant « Le bon pasteur » possède un petit trésor caché : sa terrasse qui s’ouvre sur les vitraux de la basilique Saint Nicolas. « En début de journée, c’est le temps des amateurs de foot. En milieu de journée, les amoureux s’y donnent rendez-vous pour se bécoter et les jeunes y fument des cigarettes, à l’abri des regards parentaux ». Sylvie, gérante de l’établissement, connaît les habitudes de ses clients par cœur.

L’endroit a de quoi surprendre ! Il faut traverser la grande salle, longer le bar avant de déboucher sur cette petite terrasse confidentielle. « La terrasse n’est plus confidentielle pour les habitants du quartier. Ils y courent l’été pour profiter du soleil et manger un croque-monsieur ou une grillade. En revanche, il y a encore quelques Nantais qui débarquent, sans connaître la terrasse. ils sont carrément surpris ! » poursuit Anthony, qui gère le Bon pasteur aux côtés de Sylvaine.

Le bon pasteur, 3, place Bon-Pasteur, tél. 02 40 48 58 07.

orangerieL’Orangerie, la terrasse verdoyante

Au jardin des plantes, on vient pour voir le poussin de Claude Ponti ou bien pour donner du pain aux canards. On peut aussi venir boire un verre. « L’Orangerie » est un bar-restaurant, situé dans le nord du jardin. Sa terrasse se fond dans un cadre verdoyant et tranquille. On y mange un bout le midi. On y boit une limonade en journée. Face aux tables de la terrasse, on admire les serres du jardin, qui existent depuis longtemps. On se croirait au jardin du Luxembourg. D’ailleurs, les chaises sont les mêmes que celles du célèbre parc parisien.

Elsa est la responsable du restaurant et de sa terrasse. Elle adore travailler dans cet endroit: « Le midi, les clients sont les Nantais qui sortent des bureaux. Ils y seront au calme un moment. En journée, place aux familles ! Les enfants se moquent éperdument de la terrasse, ils vont jouer. En revanche, les parents en profitent, tout en surveillant leurs enfants. L’été, ce sont les touristes qui occupent principalement la terrasse. »

Les produits consommés à L’Orangerie sont issus de l’agriculture biologique, dans leur grande majorité.

L’Orangerie. 15, rue Gambetta, tél. 02 28 44 27 08. A retrouver sur Facebook.

Chez MariusChez Marius, la terrasse qui se cache

Rue des Carmélites (ou rue de Strasbourg), on connaît le Café-Théâtre, celui de la compagnie du même nom. En revanche, on sait moins que le café Théâtre abrite une charmante terrasse, baignée de soleil, loin, très loin, du vacarme de la rue de Strasbourg. Le calme est de mise pour ce lieu qui était autrefois un couvent. Les habitués du Café Marius savent qu’ils seront un peu perturbés par un chanteur qui fait ses gammes ou qui répète avant son entrée en scène. A la fin du spectacle, le lieu s’anime et se remplit de spectateurs.

Le Café Marius accueille tout le monde, et non les seuls spectateurs. Il est possible d’y venir boire un thé ou une bière sur les coup de 19h. Les derniers rayons de soleil s’attardent alors dans la cour et la clientèle lézarde. « Le lieu est méconnu. Je crois que les gens n’ose pas pénétrer dans cet ancien couvent. A l’entrée, l’énorme porche en impose » raconte Anne-Laure qui a la responsabilité du lieu.

Souvent, le lieu se privatise pour des vins d’honneur, des cocktails d’entreprise ou des baptêmes.

Chez Marius, 6, rue des Carmélites, tél. 02 40 89 65 01. A retrouver sur Facebook.

brocéliandeAu Brocéliande, la terrasse la plus champêtre.

Le jasmin et le lierre escaladent la pergola du café le Brocéliande. Un lieu tranquille en cœur de ville. « Le midi, je cours dans tous le restaurant pour le service. Mais lorsque je mets les pieds dans la pergola, ça m’apaise tout de suite » souffle Véronique, la gérante du café-restaurant, qui se situe entre la rue du maréchal Joffre et l’école Sully. Le chat du café est la vedette. Les rires des clients ne lui font pas peur et il se frotte contre leurs jambes.

Véronique et Loïc sont des Brestois. Ils sont arrivés à Nantes depuis 11 ans. Pour les gens du quartier, le Brocéliande est devenu un lieu incontournable. Souvent, les parents de l’école Sully viennent boire un verre, une fois que les enfants sont déposés à l’école. « On prépare la fête de l’école en ce moment« , explique Amaury, un papa d’élève, qui sirote une bière.

« Buffet dînatoires, apéros : on fait vivre ce lieu. Pour moi, le café crée du lien social dans le quartier« , affirme Véro qui voudrait que les habitants utilisent son café comme un salon de quartier.

Le Brocéliande, 40, rue Préfet-Bonnefoy, tél. 02 40 74 25 51. A retrouver sur Facebook.

Le Café du Cinéma : des mosaïques, des bières et du rock

café du cinémaLe « Café du Cinéma » se remarque de très loin dans les rues de Nantes. Située rue de Strasbourg, la façade du café appartient au patrimoine de la ville. Ornée d’une ribambelle de mosaïques, elle suscite l’admiration de tous. D’un coup de baguette, trois potes Nantais, Anne-Danièle, Marie et Jean-Marc, venus du monde du café, ont mis les pieds dans ce lieu mythique. Le Café du Cinéma est « Ze place to rock !  » à Nantes.

L’histoire de la façade est ancienne. Un jour, un artiste italien résidant sans doute à Nantes, Isidore Odorico, jette son dévolu sur la devanture du café. Il la décore selon le goût prononcé de l’époque des années 20 pour les arts décoratifs. Marie, gérante, ne se lasse pas des mosaïques : « Le Café du Cinéma porte tellement bien son nom : il est situé entre le Café Théâtre, plus bas dans la rue de Strasbourg et le Cinématographe plus haut« . Sur le comptoir, de nouvelles mosaïques font écho aux anciennes de la façade. Aux murs du café, des portraits de stars du cinéma rappellent le goût pour le 7e art des Nantais du quartier. Mais entre les portraits, se dresse une bouteille de bière : c’est la Pilsen, la préférée de Jean-Marc, l’ancien gérant du café. Charlot, Bardot et Belmondo donneraient tant pour en boire une gorgée.

Marie, qui est devenue l’unique gérante, s’est entourée d’une équipe groovy. Avec Olivier, Geneviève et Maelan, Marie fait vivre son petit estaminet. Les concerts Pop- Rock sont au rendez-vous et la musique rythme les nuits du café….  « En journée, on sirote son thé tout en travaillant sur ses bouquins ou sur son ordi. Le soir, place à la fête. Ici, c’est le royaume des mélomanes. Nous aimons le rock et il y trouve très bien sa place dans ce décor authentique. »

Le Café du Cinéma, 8, rue des Carmélites. A retrouver sur Facebook.

Une boulangerie aux pieds de l’Eléphant: La Boule Carrée !

La boulangère sort du four des baguettes aux bouts carrés !

La boulangère sort du four des baguettes aux bouts carrés !

L’éléphant des machines de l’Île de Nantes barrit. Pendant ce temps, Prescillia Regardin sort de son four ses baguettes fumantes. La jeune femme ouvre une boulangerie pour les habitants des nouveaux quartiers de l’Île de Nantes ainsi que pour les touristes de passage. Tous, voient d’un très bon oeil l’arrivée de ce commerce de proximité qui va apporter du dynamisme dans les rues. Tartelettes, pâtisseries, sandwichs et pains frais, la Boule Carrée propose également un jolie salle pour se poser un moment et boire un café ou un jus. « Tout a commencé pour moi à la boulangerie La Boule Carrée, route de sainte Luce, dans le nord de Nantes. J’ai travaillé avec Thomas Le Berre, le gérant ce cette boulangerie. Nous nous sommes associés pour que je vienne ouvrir ma propre Boule Carrée Eléphant sur l’Île de Nantes« . L’emploi du temps de Prescillia n’est pas de tout repos. A 5h, la jeune femme est déjà sur le pont pour pétrir puis enfourner son pain.

Original mais ô combien pratique, Prescillia utilise une grille pour découper sa pâte. C’est pour cette raison que les boules de pain et les baguettes ont les extrémités légèrement carrées et non rondes comme on l’imagine. « Voilà ! Vous savez tout sur l’origine de notre nom ! » s’exclame la jeune boulangère. « Ici, on fait tout maison et c’est drôlement bon : les tartes, les viennoiseries, les chouquettes ou la Ciabatta. Tout y est pour régaler les Nantais ! »

La Boule carrée Eléphant, 80, boulevard de la Prairie-au-Duc, tél. 02 28 08 99 76. À retrouver sur Facebook.