Zéro faute au code de la route grâce à Ornikar

Alexandre Chartier, co-fondateur d'Ornikar.

Alexandre Chartier, co-fondateur d’Ornikar.

La jeune startup Nantaise du permis de conduire en ligne s’est installée dans les locaux de la Cantine Numérique à Nantes, quartier des Olivettes. Depuis quelques jours, les premiers candidats entraînés et inscrits par Ornikar pour l’examen du code de la route découvrent leurs résultats : Ouf ! Ils sont reçus !

Alexandre Chartier, le co-fondateur de la startup du permis de conduire en ligne, a défendu son projet lors du festival Web2Day qui s’est déroulé à Stéréolux. « Ornikar est né de la frustration des candidats qui passent leur permis de conduire. En France, l’examen reçoit plus d’un million de personnes chaque année. Passer son permis coûte une blinde. Ça prend beaucoup de temps aussi. Il fallait que les choses évoluent et c’est pour cela qu’Ornikar a vu le jour« , explique Alexandre qui, d’un point de vue personnel, n’a pas trop souffert sur les bancs des autos-écoles. « J’ai eu le code du premier coup. Pour le permis, c’est un autre sujet… » glisse-t-il.

Le jeune entrepreneur ligérien crée sa startup en 2013 à Paris. Il quitte rapidement la capitale pour installer une partie de ses bureaux à Nantes. Ornikar doit d’abord se frotter au mécontentement des autos-écoles et essuyer des procès. « Selon moi, le système du permis de conduire en France ne marche plus. Il y a trop d’insatisfactions, non seulement de la part des candidats, mais aussi de la part des formateurs voire des autos-écoles qui payent des loyers très élevés et sont obligées de répercuter les coûts sur les candidats« .

Pour passer le code de la route, il faut savoir coller un timbre

La formule d’Ornikar propose de passer le code de la route pour moins de 50 €. C’est simple : on s’inscrit en ligne, on reçoit des séries d’entraînement et Ornikar s’occupe même d’obtenir la date auprès de la préfecture concernée. « Pour les candidats, il n’y a plus qu’à coller le timbre ! » rigole Alexandre.

La suite du projet arrive. Bientôt Ornikar disposera sur son site d’un service de mise en relation entre les formateurs et les candidats. Peut-être la fin de la galère du permis de conduire ?

Découvrir le permis de conduire en ligne sur le site d’Ornikar ou sur la page facebook.

Les garagistes en ont encore sous le capot !

Pression immobilière, concurrence des centres pour auto à la périphérie, les garagistes en ville se font de plus en plus rares. Pourtant, ceux qui sont restés peuvent s’appuyer sur une clientèle fidèle.

« J’aime sentir la mécanique au bout de mes doigts »

Garage LaennecTout le quartier lui dit bonjour de la main en le croisant. Depuis dix ans, Pierre Groisard tient le garage Laennec dans le quartier Madeleine-Champs-de-Mars.

Au garage, Pierre Groisard termine sa journée. Il se lave les mains pour la centième fois depuis ce matin : « Je suis de la vieille école et je travaille sans gants. J’aime sentir la mécanique au bout de mes doigts. » Ses mains sont noires jusqu’au bout des ongles, mais, paradoxalement, Pierre se lave les mains toute la journée. « On s’habitue, que voulez-vous ! », s’exclame le garagiste.

Une carrière de garagiste nantais

À 13 ans et demi, Pierre est rentré dans le métier : « Je n’étais pas bon à l’école, mes parents ne roulaient pas sur l’or. On m’a dit qu’il fallait que je trouve un métier. Or, que veut un petit garçon de 13 ans ? Il sera pompier ou garagiste. J’ai choisi. »

La carrière de Pierre a commencé à Nantes, dans le fond d’une cour d’un garage du quai de Versailles. Le sol était en terre battue. Pierre a continué dans un garage des Dervallières, puis, de fil en aiguille, il est devenu chef atelier rue des Hauts-Pavés. Le hasard l’a fait atterrir, il y a dix ans, dans le quartier Madeleine. « C’était un garage à l’ancienne ici. On a tout transformé avec Catherine, ma femme », explique-t-il. « Mais y’aurait encore du boulot », poursuit-il, malicieux.

La disparition des garages de centre-ville

Pierre Groisard reconnaît que le métier de garagiste se perd dans les centres des grandes villes. « Prenez l’Île de Nantes, les beaux immeubles remplacent les garages. Près du jardin des plantes, le garage Louis XVI a été démoli pour accueillir le nouveau projet du musée des Beaux-arts, en construction ». Les garages cèdent le terrain face à la pression immobilière.

Quartier Madeleine-Champ-de-Mars, le garage Laennec tient bon et la clientèle de Pierre Groisard est fidèle.

Garage Laennec : 14, rue Laennec. Tel : 02 51 72 24 05

« Les garagistes revendent aux promoteurs »

Garage VoltaireStéphane Carillon est le garagiste du garage Voltaire. Installé rue Bayard depuis un an, il possédait autrefois un garage non loin de la rue Voltaire. Un promoteur immobilier a racheté son commerce et il a déménagé. Sa clientèle l’a suivi.

« J’ai eu une chance inouïe de retrouver un garage en centre-ville », reconnaît Stéphane Carillon. Pendant plus de dix ans, Stéphane était le garagiste de la rue Voltaire. Il a dû déménager. « Notre foncier est plus important en ville qu’en campagne, c’est sûr. La densité de la population compense le prix du loyer. »

À 25 ans, Stéphane est devenu garagiste. « Il n’y a aucun garagiste dans ma famille. Le métier me plaisait, j’ai obtenu mon diplôme et j’ai été l’apprenti de Pierre Groisard, un garagiste nantais (lire ci-contre). J’ai commencé à travailler place du Commerce, il y avait un garage à l’époque. Aujourd’hui encore, le métier continue de me plaire. »

« Je crois que notre commerce résiste grâce à l’effet de proximité », explique Stéphane. Les clients sont fidèles à leur garagiste de centre-ville, surtout car les centres automobiles sont toujours à la périphérie. « Ici, je connais les voitures de mes clients que je suis parfois depuis des années ». Stéphane estime que l’aspect relationnel a autant d’importance que l’aspect économique. « Une confiance mutuelle s’est installée avec les clients », dit-il, reconnaissant.

Un métier en voie de disparition ?

Stéphane peut apporter son témoignage sur le métier de garagiste en centre-ville.

Depuis quinze ans, il a été témoin de la fermeture des garages. « Les garagistes à la retraite ont préféré revendre aux promoteurs plutôt que de vendre leur fonds de commerce. C’est dommage, car le garagiste crée de l’animation dans le quartier. Par ailleurs, les entreprises quittent également les centres-villes pour s’installer en périphérie. Du coup, les gens déposent leur voiture en centre-auto. »

Le Garage Voltaire : 5, rue Bayard. Tel : 02 40 73 83 76

Didier Bel’Auto : l’amoureux des voitures propres

didier bel autoA 50 ans, Didier est un entrepreneur joyeux et dynamique. Il est à la tête de « Didier Bel Auto« , sa petite entreprise qu’il a créée à cause de sa trop grande passion pour l’automobile. Les services proposés par Didier répondent à la problématique suivante : « De nos jours, les Nantais n’ont plus le temps de déposer leur voiture chez des professionnels pour les laver. Moi, je me déplace et je pose le bon diagnostique sur les voitures de mes clients depuis leur domicile, qu’ils soient sur Nantes ou sur l’agglomération. Je travaille aussi bien pour les entreprises que pour les particuliers« , explique Didier.

L’entrepreneur a un grand défaut : il est maniaque et vous ne trouverez pas un grain de poussière sur sa voiture. « Dans mon utilitaire, vous pouvez rentrer en chaussette blanche : elles ne seront pas salies« . Pour le nettoyage des voitures, Didier a opté pour des produits biodégradables de grande qualité : « Dans un garage classique, des centaines de litres sont gaspillés pour laver une voiture. Je réalise des économies d’eau. Mes produits sont applaudis par toute la profession et, avec eux, je n’ai besoin que de quelques gouttes d’eau pour nettoyer à fond. Le reste, c’est de l’huile de coude« .

Dans son enfance, Didier était en admiration devant son papa qui lui-même avait dédié sa vie à l’auto. Il était routier. « Je travaille dans le monde de l’automobile depuis 34 ans : ça fait quand même quelques années ! » En plus du nettoyage à l’extérieur et à l’intérieur de la voiture, Didier effectue des réparations et des rénovations sur les optiques de phares, il s’attarde sur les pneus pour en vérifier la pression. Un mini contrôle technique en somme !

Didier Bel’Auto tél. 06 98 91 76 90 / e-mail : didier.bouxin@orange.fr