De beaux luminaires à la Lustrotheque de Nantes : et la lumière fut !

Choix de luminaires à la Lustrothèque de Nantes

Choix de luminaires à la Lustrothèque de Nantes

Une lumineuse boutique atelier vient de voir le jour à Nantes. Aurélia Vivrel, une Nantaise originaire de Normandie, en est la fée. À 37 ans, Aurélia se tourne vers sa passion de toujours : la restauration et la création de luminaire. Quand elle n’est pas à la boutique, c’est qu’elle part chiner dans les salons ou les brocantes des luminaires design issus des années 1940 aux années 1980. Ces trouvailles apportent de la couleur et des formes originales à la boutique.

Surtout, Aurélia restaure des lustres anciens. « Dans un intérieur moderne, le lustre apporte un cachet inimitable. Mes clients ont souvent hérité de ces magnifiques luminaires de leurs parents ou de leurs grands-parents. La restauration est minutieuse mais lorsqu’elle est terminée, le lustre a devant lui de longues années de vie », explique-t-elle en manipulant des fils électriques et des ampoules décoratrices. « J’aime mon métier car il comprend deux aspects : la délicatesse de la restauration d’un objet ancien, et l’aspect brut de l’électrification ».

La Lustrothèque. 4 bis, rue de Colmar. Tel : 06 75 80 42 97.

Le passé Nantais a rendez-vous chez les antiquaires

GuillemotLe métier d’antiquaire est un métier qui se perd à Nantes. Les habitudes de vie des Nantais changent et les meubles anciens ne sont plus au goût du jour. Néanmoins, les magasins d’antiquités à Nantes peuvent regorger de surprises et de trésors.

L’hôtel des ventes de Nantes se situe depuis toujours rue D’Erlon, dans le quartier de l’ancien Palais de Justice. C’est pour cela que l’on croise dans les rues voisines de nombreuses boutiques d’antiquités : rue Jean Jaurès ou encore rue Mercoeur… Depuis plus de 30 ans, Madame Guillemot vend des antiquités dans sa boutique de la rue Mercoeur. Sa « Galerie Bretagne » est peuplée de miroirs, de commodes du Siècle des Lumières ou de cadres dorés. A l’entrée, de somptueuses lampes dont les abat-jour ont des motifs fleuris, rappellent le passé nantais et la mode des indiennes.

A Nantes, un passé commercial que l’on retrouve chez les antiquaires.

« La Cité des Ducs de Bretagne est une ville réputée pour son mobilier de grande qualité. Le meuble le plus connu de tous est « la commode nantaise ». Dans son bois d’acajou ramené par bateau des îles des Antilles, elle a connu un succès fou auprès des Nantais », se souvient Mme Guillemot. A deux pas de sa boutique, Jean-Luc Poidras, est aussi antiquaire. Il confirme les propos de sa voisine quant à la qualité des meubles de la région : « Entre l’Anjou et le Val de Loire, Nantes est un lieu de confluence pour ces régions qui ont développé un savoir-faire millénaire. Par exemple, le Maine-et-Loire est hautement réputé pour la qualité de ses ébénistes. Ces richesses sont liés avec la proximité des châteaux de la Loire « .  Jean-Luc Poidras, comme tout bon antiquaire, est un grand passionné d’histoire.

La société évolue et le vieux meuble disparaît

De nos jours, les antiquaires nantais ont moins le vent en poupe. Cela est certainement lié au fait que la société change et que les goûts évoluent. La taille des appartements diminue et les locataires déménagent régulièrement. Autrefois, on résidait pendant de longues années dans le même domicile et il était alors plus facile d’acquérir des meubles de qualité. La fréquence actuelle des déménagement forcent les Nantais à accorder moins d’importance à leur mobilier.

Pourtant, ils demeurent quelques amateurs de meubles anciens. « Mes clients sont souvent des gens qui souhaitent renouer avec les meubles de leur enfance. Ils jettent leur dévolu sur une commode Louis-Philippe car elle leur évoque une vieille ambiance de famille » conclut Jean-Luc Poidras.

JLPoidrasLes adresses nantaises des antiquaires

Madame Guillemot transmet sa passion pour le mobilier ancien à la « Galerie Bretagne ».19, rue Mercoeur. Tél. 02 40 48 62 70

Dans la rue Jean Jaurès, de nombreuses boutiques d’antiquité jalonnent la rue.

Les créations et restaurations de Simon Jegou, tapissier

simon jegouSimon Jegou est artisan tapissier. Il a rencontré sa vocation très jeune, lors d’un stage en classe de 3 e . « J’ai atterri chez un tapissier et j’ai tout de suite eu un coup de foudre. Plus tard, j’ai suivi une formation chez les Compagnons du devoir puis un Brevet technique de métier à Joué-les-Tours », raconte Simon. À 23 ans, le jeune homme a décidé de devenir auto entrepreneur.

Son atelier, qui sent bon le crin et la toile de jute, est juste à côté de son domicile. Simon y est bien installé. Il y restaure du mobilier : « C’est un travail minutieux qui exige beaucoup de temps. Par exemple, je passe entre 10 et 15 h à restaurer un fauteuil Voltaire. J’aime travailler avec les matériaux anciens. »

Mais Simon est avant tout créateur. Il est par exemple tout fier du canapé qu’il vient d’achever : « J’ai transformé les deux fauteuils de mes clients en canapé. Ils étaient ravis ! » On a envie de s’y prélasser.

Simon Jegou, artisan tapissier. Tél. 06 72 47 69 09 Blog : simonjegoutapissier.blogspot.fr

Encadrement d’excellence avec Franck Moinel

franck moinel

Son métier le passionne. Franck Moinel, encadreur, meilleur ouvrier de France, vient d’ouvrir une boutique à Nantes.

Même en habitant dans une campagne lointaine, un bon artisan trouvera toujours ses clients. Franck Moinel n’est pas un bon artisan, il est un excellent artisan. Pour récompenser son travail d’encadreur, il a d’ailleurs reçu, il y a quelques années, le prix du meilleur ouvrier de France, décerné tous les quatre ans par le Président de la République. Un prix d’excellence dont on a le droit de s’enorgueillir !

Une transmission familiale

Le travail d’encadrement est un métier ! « J’admirais le travail de mon beau-frère qui était encadreur. D’abord réticent, il a fini par bien vouloir m’apprendre les ficelles du métier. Je suis tombé dedans à 16 ans », se souvient Franck Moinel. Son travail est du sur-mesure. Les collectionneurs ou amateurs arrivent avec leurs dessins. « On discute d’abord longuement de l’oeuvre. Il faut les identifier car parfois elles sont anonymes. Si c’est du Louis XVI, il faudra l’encadrer avec des baguettes Louis XVI, naturellement », explique Franck.

Il est d’ailleurs possible de l’observer au travail. Son atelier n’est séparé de sa boutique que d’une grande vitre qui apporte beaucoup de lumière. On peut voir Franck manipuler avec dextérité sa guillotine qui tranche les cadres ou son massicot qui découpe le carton.

D’abord encadreur, puis collectionneur

D’un encadrement à l’autre, de fil en aiguille, on commence à s’attacher aux oeuvres. « Je suis devenu collectionneur. » Franck parle de ses oeuvres avec passion. Il admire notamment les peintres nabis et les estampes japonaises. Récemment, il a fait l’acquisition d’une pagaie de Polynésie. « C’est une pagaie pour enfant en bois finement sculpté qui avait pour but de rejoindre les dieux. Celle-là, je la garde ! »

 

Franck moinel, encadrement et antiquités, 8, rue Voltaire. Tél. 06 81 17 06 90.